Ko sakki

Hatsumi sensei has the talent to introduce us several principles that most martial artists would never have imagined. He also has this genius to make us aware of these tools that we use without really realizing it.

Last year, he spoke of an interesting principle: ko sakki. Of course, you have already made the connection with the sakki test, the godan test. When he talked about this concept, he explained that we had to learn to see the photos that preceded the action. Hatsumi sensei’s explanations are not always easy to understand. At the moment when the sword falls on our head, how can we see what precedes the action? This negative way of understanding was not the right way to understand ko sakki.

Our body is a big open book when we know how to interpret it. For those who practice racket sports like tennis, racquetball or badminton, you will understand what I mean. Even before the racket hits the projectile, the opponent’s body has already positioned itself to perform a precise gesture in a specific direction. A good racket player is already positioned where the ball will probably go. It’s the same thing in an attack with the fist or weapon. The opponent is positioned for an already determined act in his subconscious.

The ko sakki is probably this ability to see the action possibilities of the opponent even before this action takes place. Of course, I could be wrong, but when I look at Hatsumi sensei ahead of us before we move on, I think I’m on the right track. Of course, learning to read the opponent is not done in a month. It probably takes decades to get to perform in this art. But to get there, the first step is to realize that this exists. This is where the acquisition of such a talent begins.

 

Bernard Gregoire

Dai shihan Bujinkan Quebec

Ko sakki

Hatsumi sensei a le don de nous faire découvrir des principes que la plupart des pratiquants d’arts martiaux n’auraient jamais imaginés. Il possède aussi ce talent de nous faire prendre conscience de ces outils que nous utilisons sans vraiment nous en rendre compte.

L’an passé, il a parlé d’un principe intéressant: le ko sakki. Naturellement, vous avez déjà fait le lien avec le sakki test du godan. Lorsqu’il a parlé de ce concept, il a expliqué que nous devions apprendre à voir les photos qui précédaient l’action. Les explications d’Hatsumi sensei ne sont pas toujours faciles à comprendre. Au moment où le sabre s’abat sur notre tête, comment pouvons nous voir ce qui précède l’action ? Cette façon négative de comprendre n’était pas la bonne approche pour comprendre le ko sakki. 

Notre corps est un grand livre ouvert lorsque l’on sait l’interpréter. Pour ceux qui pratiquent des sports de raquettes comme le tennis, le racquetball ou le badminton, vous allez comprendre ce que je veux dire. Avant même que la raquette n’ait frappé son projectile, le corps de l’adversaire s’est déjà positionné de manière à accomplir un geste précis dans une direction précise. Un bon joueur de raquette se positionne déjà à l’endroit où la balle ou le volant ira probablement. C’est la même chose lors d’une attaque au poing ou avec arme. L’adversaire se positionne pour un acte déjà déterminé dans son subconscient.

Le ko sakki est probablement cette faculté de voir les possibilités d’action de l’adversaire avant même que cette action n’ait lieu. Bien sûr, je peux me tromper, mais lorsque je regarde Hatsumi sensei qui devance chacune de nos actions avant même que l’on ait bougé, je crois que je suis sur la bonne voie. Naturellement, apprendre à lire l’adversaire ne se fait pas en un mois. Cela prend probablement des décennies pour arriver à performer dans cet art. Mais pour y arriver, la première étape est de prendre conscience que cela existe. C’est là que débute l’acquisition d’un pareil talent.

 

Bernard Grégoire

Bujinkan Québec